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lundi 7 décembre 2009

Pluie et tourisme

Dans un post plus ancien je disais que je détestais le froid, et bien je hais encore davantage la pluie! Tout le week-end il a plu.

En temps normal, cela me dérange relativement, mais cette semaine des amis de l'étranger sont venus pour connaître la Suisse. Lundi nous voulions aller à la montagne, la plupart des stations à proximité étaient fermées à cause de la pluie et skier dans de la "pépette" (neige fondue mélangée avec de la terre) ne semblait pas les attirer plus que ça. Nous avons donc décidé d'aller visiter Neuchâtel, charmante ville que Neuchâtel. Sauf qu'une balade au bord du lac, le tour de la vieille ville, à pied et qui plus est, sous une pluie diluvienne, ça a été drôle 30 minutes. Après tout le monde était mouillé, mort de froid, de mauvaise humeur et voulait rentrer. Pluie et tourisme ne semblent pas très compatibles.

lundi 30 novembre 2009

Pas joli joli d'être suisse



Quelle image notre beau pays donne-t-il de lui à l'étranger?

Ces derniers mois, l'image de marque de la Suisse à niveau international en a pris un sacré coup. Rappelons-nous du secret bancaire, de l'affaire des otages libyens avec lesquels la diplomatie nationale s'empêtre, des affiches xénophobes du MCG, puis de l’UDC qui surenchérit dans le même sens et en rajoute, avec l'initiative anti-minarets. C'est le moment de s'inquiéter du ton employé pour gagner des votes, et plus largement, de la progressive montée de la droite dans notre pays, ainsi que dans le reste de l'Europe.

Les malheureux résultats des votations de dimanche dernier, 57,5% de votants favorables à l'interdiction de construire des minarets, semblent confirmer ce qui est sur toutes les lèvres depuis quelques jours: la Suisse, terre d'accueil et de la liberté religieuse, pays où la peur et l'ignorance dominent les consciences. Difficile à avaler pour la communauté musulmane et difficile également pour les 42,5% de Suisses (dont 60% de Genevois) qui se sont prononcés contre l'initiative. Maintenant, au-delà de la stupéfaction, de la disgrâce et même, de la honte, il va falloir se remettre en question et s'attendre aux conséquences.

Photo TDG 30.11.09 http://www.tdg.ch/actu/herrmann/dessin-30-novembre-1

lundi 23 novembre 2009

Les petits bruits qui irritent

Notre quotidien est composé d'une multitude de sons qui composent notre univers sonore. Parlons surtout des bruits irritants.

Il y a, par ordre chronologique: les ronflements de celui (ou de celle) qui partage notre lit, le doux son du réveil qui insiste et sonne jusqu'à ce que l'on sorte de sous la couette, puis le bruit de l'orteil qui tape contre le pied de ce même lit. Ensuite, il y a les bruits de la rue: les klaxons, les freinages, les moteurs, les travaux, les gens qui marmonnent. Et arrivée à l'Université c'est le concerto! Dans les classes, toutes les chaises, je n'exagère pas, grincent. Toute une journée dans la même salle avec un bruit de "iiiiiiiiii" (je sais pas comment faire le grincement) c'est pénible, mais il arrive que cette même chaise soit aussi piégée. Vous vous asseyez dessus, vous chancelez et vous vous apercevez qu'une seule patte est encore vissée à la chaise. Tout autour du bâtiment, il y a des travaux, quand ce n'est pas la corniche qui s'effondre, c'est une nouvelle aile qui est en train d'être construite. Sympa! On voit où l'Uni place son budget.

Et en rentrant à la maison, on visse son MP3 dans les oreilles, avec notre chanson préférée à plein volume. Etre humain, créature de toutes les contradictions...

lundi 16 novembre 2009

Les TPG

Vendredi matin à 8h, j'ai pris le tram.

Si cette nouvelle, quelque peu anodine, fait l'objet d'un post c'est parce qu'elle revêt pour moi d'un caractère tout à fait exceptionnel. En effet, je n'utilise jamais, ou qu'en de très rares occasions, les transports publics genevois. La raison principale est que j'habite près du centre ville et que par conséquent, je me déplace sans trop d'efforts à pied ou à vélo. Mais la semaine passée, j'ai cassé mon moyen de transport, j'ai donc été obligée d'emprunter les TPG (Transports Publics Genevois).

Il est 7h45 du matin, j'attends le tram. Lorsqu'il arrive, il est bondé, plein à craquer, il déborde. Les portes s'ouvrent, je me faufile tant bien que mal dans cette foule matinale. A côté de moi, deux jeunes femmes survoltées commentent les faits en me regardant du coin de l'oeil. - "Tu te rends compte, il y déjà plus de place et les gens rentrent quand même dans le bus!" L'autre lui répond, - "Ouais, ils pourraient quand même prendre le prochain!" S'ensuivent des commentaires forts inspirés sur la grippe A et ses conséquences terribles dans les tram, le tout accompagné de rires aigus.

Je descends du tram accablée, et maintenant je me rappelle de la vraie ou des vraies raisons qui font que je déteste les transports publics (au risque de me répéter). Lorsqu'on les empreinte on est dépendant d'un horaire, pendant les heures de pointe, on se retrouve collé aux autres usagers, balloté dans tous les sens, et tout le monde sait qu'une centaine de personnes dans un petit espace surchauffé et une quantité d'oxygène limitée, ça sent pas très bon.

La proximité avec des personnes que je ne connais pas, tôt le matin et qui plus est, avec certaines d'entre elles qui pensent faire de l'humour, très peu pour moi! En plus de ça, le billet coûte une fortune! J'ai donc pris mes petits outils, réparé mon vélo et depuis "tout roule".

dimanche 1 novembre 2009

Mes voisins sont cinglés!

J'habite un petit immeuble très joli, à dix minutes du centre ville. Dans un quartier plutôt populaire, mais pas vraiment dangereux. Cependant, il semblerait que certains de mes voisins vivent dans la peur.

Hier matin, j'arrive dans mon allée les bras chargés de courses. Une voisine -la cinquantaine, vêtue d'un tailleur-pantalon, l'air distingué- attend l'ascenseur. Je lui dit aimablement "bonjour". Et là, je peux lire la panique dans son regard, elle agrippe son sac à main et s'engouffre aussi vite que possible dans l'ascenseur. Je reste perplexe, j'ai pourtant pas l'air d'une dangeureuse délinquante.

lundi 19 octobre 2009

Coup de gueule no 1


Dans la série "coup de gueule qui sert à rien", celui-ci est le premier, mais il y en aura certainement d'autres.

Je tiens à pousser mon petit coup de gueule contre le froid. Ces derniers jours,j'ai entendu un grand nombre de conversations autour du temps qu'il fait, et ce, pas seulement dans les ascenseurs. En l'espace d'une semaine, on est passés d'une vingtaine de degrés la journée, à 2-3 degrés le matin, voire 5 l'après-midi.

Ca caille! Et dans des moments comme ça, à qui, à quel bureau aller se plaindre? Faut-il appeler Mr. météo, Météosuisse, ou encore Eole (Dieu des vents et fils de Poséidon)? Autant de questions sans réponses...

Je pense qu'il ne me reste que trois options: 1). M'emitouffler un maximum et investir dans tous les accessoires de l'hiver, bonnet, gants, pull, bouillotte, etc. 2). Continuer à taper du pied et m'énerver dans mon coin. Ou encore, 3). Emigrer dans un pays chaud, pendant la saison d'hiver et revenir pour la belle saison.

A méditer.

lundi 12 octobre 2009

Grippe A

Je viens de passer une semaine au lit. J'étais malade, j'avais la crève, ou un "état grippal" comme dit mon médecin. C'était une crève dans les règles de l'art: fièvre, courbatures, nez bouché, fatigue et tout le tralala. C'était assez pénible, je n'ai pas ou peu quitté les quatre murs de ma chambre, je n'ai pas eu de vie sociale pendant ce temps.

Mais le pire dans tout ça, c'est que c'est même pas la grippe A H1N1 que j'ai eue!! Non, juste une crève standard. Je me dis que tant qu'à faire au moins attrapper quelque chose de sensationnel (le mot est peut-être un peu fort). Parce que quand mes petits-enfants étudieront cette "pandémie" à l'école et qu'ils me demanderont de leur en parler, je ne pourrais pas leur dire que j'y ai survécu. Je leur dirais juste que cette année-là j'ai attrappé la grippe saisonnière. Et je perdrais tout intérêt à leurs yeux.