lundi 31 mai 2010

Y'a du vrai dans les contes de fées


J'allais commencer par pester contre les contes de fées. Dire qu'ils nous font miroiter des choses impossibles, le prince charmant, "ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps" et tout le blabla. Mais au fait non, les contes de fées ne sont pas nocifs, ils sont une mise en garde, un avertissement pour les futurs adultes.

Cet avertissement est quelque chose qui en substance dirait: Méfiez-vous, l'amour c'est pas facile, vous allez en chier!

Prenez Blanche-Neige. Au départ, elle a une vie somme toute assez pourrie: sa belle-mère la déteste et essaie même de la tuer, ensuite elle part vivre avec des nains, elle croque une pomme empoisonnée. Et c'est seulement là, que le beau prince arrive et qu'ils vécurent heureux. Ou Cendrillon par exemple. Chez elle, personne ne l'aime, elle travaille même comme domestique, elle parle avec des oiseaux, des fées. Un jour, elle est invitée à une fête, elle y rencontre le prince charmant, mais elle doit partir. Mais comme lui c'est un chic type, il part à sa recherche, ils se retrouvent et ils vécurent heureux, etc.

Quelle morale derrière toutes ces "belles histoires"? Qu'il faut en chier pour trouver l'amour? Ou juste que c'est pas toujours facile d'être heureux, mais qu'avec un peu de chance et de persévérance on y arrive?

Les échafaudages ça m'fait rêver


"... échafaudages au service de la beauté". Voilà ce que je viens de lire au centre ville. Ouaouh! Ca c'est du slogan. "Au service de la beauté", c'est accrocheur c'est sûr, mais de là à l'appliquer à des échafaudages il y a tout de même un monde.

Construire ou réparer des bâtiments c'est bien, cela peut même être joli. Mais par définition, un échafaudage reste un ensemble de barres de fer enchevêtrées, une structure basique, un squelette en somme.

Un bon slogan pour vendre et promouvoir un produit est primoridial. Mais dans ce cas-ci, je n'en vois sincèrement pas le but. Allez demander aux voisins du lieu où se trouvent les fameux embelliseurs ce qu'ils en pensent. C'est sûr, un échafaudage recouvrant un immeuble, avec son petit filet et par extension, tous les bruits charmants qui s'y rattachent et si à cela on ajoute le reste des travaux de la ville...c'est vrai que c'est beau!

lundi 7 décembre 2009

Saint Tiger

En lisant un journal, je tombe sur une nouvelle qui attire mon attention: le golfeur Tiger Woods aurait eu un accident de voiture suite à une dispute conjugale. Sa femme aurait découvert qu'il la trompait, une dispute aurait suivi et il serait parti au volant de sa Cadillac, pour finir dans un arbre. Peu après, ce brave Mr. Woods s'est excusé publiquement d'avoir trompé sa femme et par la même occasion, d'avoir déçu les gens qui l'admiraient.

Une larme d'émotion me vient à l'œil, ma vue se trouble et je me demande en quoi ça me concerne? N'aurait-ce pas été plus élégant qu'il présente des excuses à la principale lésée, sa femme, et non pas forcément au monde entier? Autant de questions sans réponses que me suscite la lecture de certaines "nouvelles".

Pluie et tourisme

Dans un post plus ancien je disais que je détestais le froid, et bien je hais encore davantage la pluie! Tout le week-end il a plu.

En temps normal, cela me dérange relativement, mais cette semaine des amis de l'étranger sont venus pour connaître la Suisse. Lundi nous voulions aller à la montagne, la plupart des stations à proximité étaient fermées à cause de la pluie et skier dans de la "pépette" (neige fondue mélangée avec de la terre) ne semblait pas les attirer plus que ça. Nous avons donc décidé d'aller visiter Neuchâtel, charmante ville que Neuchâtel. Sauf qu'une balade au bord du lac, le tour de la vieille ville, à pied et qui plus est, sous une pluie diluvienne, ça a été drôle 30 minutes. Après tout le monde était mouillé, mort de froid, de mauvaise humeur et voulait rentrer. Pluie et tourisme ne semblent pas très compatibles.

Les Cyrano modernes

De nos jours, une relation amoureuse ne va pas sans nouvelles technologies. Les amoureux s'envoient des sms, des mails d'amour, s'appellent dix fois par jour. Certaines personnes trouvent même l'âme soeur sur internet! C'est plus facile de parler de sentiments par un moyen détourné, plutôt que face à face. Il y a cet inconvénient, mais c'est tout de même agréable de recevoir des messages d'amour, qu'ils soient directs ou non. Une entreprise espagnole Biografías personales a parfaitement compris ce besoin de communiquer l'Amour avec un grand A et en fait désormais son fond de commerce.

Sur leur site, vous pouvez sélectionner les critères et le contenu de votre lettre d'amour et un auteur inspiré vous trouvera les mots et les vers parfaits pour atteindre le cœur de votre bien aimé/e. Comme une sorte de Cyrano moderne, cette entreprise œuvre dans l'ombre pour vous et vous en retirez tous les honneurs.

Seulement, cette même entreprise a également bien compris un autre aspect de l'amour, le désamour. Il est également possible de demander à un professionnel de la chose, de vous rédiger une parfaite lettre de rupture. Mêmes consignes que pour le première lettre, choisissez les mots, le genre, la forme et vous voilà en présence de la meilleure lettre que vous n'ayez jamais écrite. Avec des douceurs et des bons souvenirs si vous "restez amis"; avec des insultes et des horreurs, si la relation s'est mal terminée; avec des messages subliminaux, si vous voulez qu'il/elle revienne.

Et les relations réelles dans tout ça? Celles où on se parle face à face, où on se dit les choses, où on se touche. Une relation amoureuse où on se dispute virtuellement et surtout où "se réconcilie" virtuellement, ça n'a pas la même saveur!

Remerciements à Paula qui m'a suggéré ce site: C'est par ici.

lundi 30 novembre 2009

Pas joli joli d'être suisse



Quelle image notre beau pays donne-t-il de lui à l'étranger?

Ces derniers mois, l'image de marque de la Suisse à niveau international en a pris un sacré coup. Rappelons-nous du secret bancaire, de l'affaire des otages libyens avec lesquels la diplomatie nationale s'empêtre, des affiches xénophobes du MCG, puis de l’UDC qui surenchérit dans le même sens et en rajoute, avec l'initiative anti-minarets. C'est le moment de s'inquiéter du ton employé pour gagner des votes, et plus largement, de la progressive montée de la droite dans notre pays, ainsi que dans le reste de l'Europe.

Les malheureux résultats des votations de dimanche dernier, 57,5% de votants favorables à l'interdiction de construire des minarets, semblent confirmer ce qui est sur toutes les lèvres depuis quelques jours: la Suisse, terre d'accueil et de la liberté religieuse, pays où la peur et l'ignorance dominent les consciences. Difficile à avaler pour la communauté musulmane et difficile également pour les 42,5% de Suisses (dont 60% de Genevois) qui se sont prononcés contre l'initiative. Maintenant, au-delà de la stupéfaction, de la disgrâce et même, de la honte, il va falloir se remettre en question et s'attendre aux conséquences.

Photo TDG 30.11.09 http://www.tdg.ch/actu/herrmann/dessin-30-novembre-1

samedi 28 novembre 2009

Les paradoxes des mesures d'hygiène



La pandémie est dans toutes les bouches, tout le monde en parle, un léger vent de panique soufflerait-il? Les pharmacies, et désormais même les supermarchés vous vendent du désinfectant pour les mains sous différentes formes. Nous avons le droit à toutes sortes de consignes de sécurité pour lutter contre la propagation de la grippe A H1N1, notamment dans les murs de l'université où des affiches explicatives sont mêmes épinglées. Il est question de se laver les mains régulièrement, de tousser ou d'éternuer dans un mouchoir, d'éviter les poignées de main, les accolades et les bises.

Alors comment est-ce possible, que lors des apéritifs organisés par l'université, il y ait sur les tables des olives que l'on peut se servir avec les doigts, des pains surprises à manger avec les doigts, des canapés à manger avec les doigts? L'angoisse monte...