lundi 7 décembre 2009

Saint Tiger

En lisant un journal, je tombe sur une nouvelle qui attire mon attention: le golfeur Tiger Woods aurait eu un accident de voiture suite à une dispute conjugale. Sa femme aurait découvert qu'il la trompait, une dispute aurait suivi et il serait parti au volant de sa Cadillac, pour finir dans un arbre. Peu après, ce brave Mr. Woods s'est excusé publiquement d'avoir trompé sa femme et par la même occasion, d'avoir déçu les gens qui l'admiraient.

Une larme d'émotion me vient à l'œil, ma vue se trouble et je me demande en quoi ça me concerne? N'aurait-ce pas été plus élégant qu'il présente des excuses à la principale lésée, sa femme, et non pas forcément au monde entier? Autant de questions sans réponses que me suscite la lecture de certaines "nouvelles".

Pluie et tourisme

Dans un post plus ancien je disais que je détestais le froid, et bien je hais encore davantage la pluie! Tout le week-end il a plu.

En temps normal, cela me dérange relativement, mais cette semaine des amis de l'étranger sont venus pour connaître la Suisse. Lundi nous voulions aller à la montagne, la plupart des stations à proximité étaient fermées à cause de la pluie et skier dans de la "pépette" (neige fondue mélangée avec de la terre) ne semblait pas les attirer plus que ça. Nous avons donc décidé d'aller visiter Neuchâtel, charmante ville que Neuchâtel. Sauf qu'une balade au bord du lac, le tour de la vieille ville, à pied et qui plus est, sous une pluie diluvienne, ça a été drôle 30 minutes. Après tout le monde était mouillé, mort de froid, de mauvaise humeur et voulait rentrer. Pluie et tourisme ne semblent pas très compatibles.

Les Cyrano modernes

De nos jours, une relation amoureuse ne va pas sans nouvelles technologies. Les amoureux s'envoient des sms, des mails d'amour, s'appellent dix fois par jour. Certaines personnes trouvent même l'âme soeur sur internet! C'est plus facile de parler de sentiments par un moyen détourné, plutôt que face à face. Il y a cet inconvénient, mais c'est tout de même agréable de recevoir des messages d'amour, qu'ils soient directs ou non. Une entreprise espagnole Biografías personales a parfaitement compris ce besoin de communiquer l'Amour avec un grand A et en fait désormais son fond de commerce.

Sur leur site, vous pouvez sélectionner les critères et le contenu de votre lettre d'amour et un auteur inspiré vous trouvera les mots et les vers parfaits pour atteindre le cœur de votre bien aimé/e. Comme une sorte de Cyrano moderne, cette entreprise œuvre dans l'ombre pour vous et vous en retirez tous les honneurs.

Seulement, cette même entreprise a également bien compris un autre aspect de l'amour, le désamour. Il est également possible de demander à un professionnel de la chose, de vous rédiger une parfaite lettre de rupture. Mêmes consignes que pour le première lettre, choisissez les mots, le genre, la forme et vous voilà en présence de la meilleure lettre que vous n'ayez jamais écrite. Avec des douceurs et des bons souvenirs si vous "restez amis"; avec des insultes et des horreurs, si la relation s'est mal terminée; avec des messages subliminaux, si vous voulez qu'il/elle revienne.

Et les relations réelles dans tout ça? Celles où on se parle face à face, où on se dit les choses, où on se touche. Une relation amoureuse où on se dispute virtuellement et surtout où "se réconcilie" virtuellement, ça n'a pas la même saveur!

Remerciements à Paula qui m'a suggéré ce site: C'est par ici.

lundi 30 novembre 2009

Pas joli joli d'être suisse



Quelle image notre beau pays donne-t-il de lui à l'étranger?

Ces derniers mois, l'image de marque de la Suisse à niveau international en a pris un sacré coup. Rappelons-nous du secret bancaire, de l'affaire des otages libyens avec lesquels la diplomatie nationale s'empêtre, des affiches xénophobes du MCG, puis de l’UDC qui surenchérit dans le même sens et en rajoute, avec l'initiative anti-minarets. C'est le moment de s'inquiéter du ton employé pour gagner des votes, et plus largement, de la progressive montée de la droite dans notre pays, ainsi que dans le reste de l'Europe.

Les malheureux résultats des votations de dimanche dernier, 57,5% de votants favorables à l'interdiction de construire des minarets, semblent confirmer ce qui est sur toutes les lèvres depuis quelques jours: la Suisse, terre d'accueil et de la liberté religieuse, pays où la peur et l'ignorance dominent les consciences. Difficile à avaler pour la communauté musulmane et difficile également pour les 42,5% de Suisses (dont 60% de Genevois) qui se sont prononcés contre l'initiative. Maintenant, au-delà de la stupéfaction, de la disgrâce et même, de la honte, il va falloir se remettre en question et s'attendre aux conséquences.

Photo TDG 30.11.09 http://www.tdg.ch/actu/herrmann/dessin-30-novembre-1

samedi 28 novembre 2009

Les paradoxes des mesures d'hygiène



La pandémie est dans toutes les bouches, tout le monde en parle, un léger vent de panique soufflerait-il? Les pharmacies, et désormais même les supermarchés vous vendent du désinfectant pour les mains sous différentes formes. Nous avons le droit à toutes sortes de consignes de sécurité pour lutter contre la propagation de la grippe A H1N1, notamment dans les murs de l'université où des affiches explicatives sont mêmes épinglées. Il est question de se laver les mains régulièrement, de tousser ou d'éternuer dans un mouchoir, d'éviter les poignées de main, les accolades et les bises.

Alors comment est-ce possible, que lors des apéritifs organisés par l'université, il y ait sur les tables des olives que l'on peut se servir avec les doigts, des pains surprises à manger avec les doigts, des canapés à manger avec les doigts? L'angoisse monte...

lundi 23 novembre 2009

Les petits bruits qui irritent

Notre quotidien est composé d'une multitude de sons qui composent notre univers sonore. Parlons surtout des bruits irritants.

Il y a, par ordre chronologique: les ronflements de celui (ou de celle) qui partage notre lit, le doux son du réveil qui insiste et sonne jusqu'à ce que l'on sorte de sous la couette, puis le bruit de l'orteil qui tape contre le pied de ce même lit. Ensuite, il y a les bruits de la rue: les klaxons, les freinages, les moteurs, les travaux, les gens qui marmonnent. Et arrivée à l'Université c'est le concerto! Dans les classes, toutes les chaises, je n'exagère pas, grincent. Toute une journée dans la même salle avec un bruit de "iiiiiiiiii" (je sais pas comment faire le grincement) c'est pénible, mais il arrive que cette même chaise soit aussi piégée. Vous vous asseyez dessus, vous chancelez et vous vous apercevez qu'une seule patte est encore vissée à la chaise. Tout autour du bâtiment, il y a des travaux, quand ce n'est pas la corniche qui s'effondre, c'est une nouvelle aile qui est en train d'être construite. Sympa! On voit où l'Uni place son budget.

Et en rentrant à la maison, on visse son MP3 dans les oreilles, avec notre chanson préférée à plein volume. Etre humain, créature de toutes les contradictions...

Les adolescents et le théâtre

Il y a quelques semaines, je suis allée au théâtre voir "La Nuit des Rois ou Ce que vous voudrez", de William Shakespeare, au théâtre de Carouge, à Genève. J'ai pensé à mon amie Amélie Arnold, amatrice du genre et quelque peu mitigée sur les adolescents, pour écrire ce post.

J'arrive dans la salle toute émoustillée, la placeuse me guide jusqu'à mon siège situé au milieu de la salle à mi-hauteur, et c'est l'effroi. Tout autour de moi, en haut, en bas, de côté, une cinquantaine d'adolescents (14-15 ans) sont venus voir la pièce! Sachez qu'aucun adolescent, ou très peu, n'aime le théâtre, s'il est là c'est forcé par un prof de Français, soyez-en sûrs.

Pour placer le décor: derrière moi, les étudiants commencent par se disputer, en parlant très fort, car les "jeunes" parlent très fort, pour savoir pourquoi Aurélie s'est assise à côté de Fabienne, alors que cette semaine c'est Claire sa meilleure amie. Devant moi, il y a l'élève le plus survolté (sans doutes) de toute l'école, pour couronner le tout, il est en train de muer et sa voix oscille horriblement entre les graves et les aigus, de plus, il rit beaucoup, beaucoup.

L'histoire est une tragi-comédie: Sébastien et sa jumelle Viola sont séparés par un naufrage. Travestie en garçon, elle entre au service du duc Orsino. Celui-ci l'envoie faire sa cour auprès d'Olivia dont il est épris. Mais la comtesse tombe sous le charme de l'étrange messager.
Vous n'avez pas idée à quel point cette thématique -une fille déguisée en garçon, une femme qui tombe amoureuse d'une autre femme- peut résulter hilarante lorsque l'on a 15 ans. Moi je le sais. Pendant 3 heures, 3 interminables heures, le jeune homme qui réglait difficilement les variations de sa voix, a rit. 3 heures non-stop, le tout ponctué de remarques telles que "Ah ah c'est un pédé, il croit que c'est un mec ha ha". De mon côté, j'ai passé 3 heures à tenter d'apprécier la pièce et de comprendre pourquoi un ours polaire accompagne l'un des personnages, tout en essayant de retenir ma main, qui partait inexorablement vers la nuque de ce garçon.

Moralités: 1). Théâtre et adolescence ne sont pas toujours compatibles. 2). N'allez pas au théâtre le jeudi soir: soirée écoles!

C'est par ici.